Reprendre c'est voler

Deux ambiances différentes : le présent (= le temps des paroles) et le passé. Le présent est triste, Les images sont noires, bleutées, assez froides. Le passé est orangé, jaune, plutôt chaud.

Les images du présent sont coupées par les images du passé qui correspondent.

Le présent : JJ pas rasé est habillé d'un col roulé bleu marine et d'un jeans noir. Il marche pieds nus. Il a l'air triste, son visage est fermé et son regard sombre (il a les yeux noirs, ça aide). Il se balade dans un appartement pratiquement vide aux volets fermés sur une grande baie vitrée. La pièce est éclairée par une simple ampoule dénudée pendant au plafond. Pour tout mobilier on remarque une pile de vieux vinyles, des feuilles arrachées de livres, des vieux annuaires, un poisson dans un sachet de congélation et quatre chaises de cuisine. Le sol est couvert de photos où l'on distingue un couple.

Le passé : JJ porte un jeans bleu ciel, une chemise blanche aux manches retroussées jusqu'au coude avec quatre boutons ouverts et ses super charentaises. Il est accompagné d'une fille marchant pieds nus dans une petite robe blanche à fleurs roses dont on ne voit jamais le visage (on peut juste dire qu'elle a de longs cheveux châtains clair, mesure 1,62 m, pèse environ 48 kg et chausse du 37). Ils vivent dans le même appartement que dans le présent sauf qu'il est complètement meublé (on retrouve les mêmes éléments que dans le présent), il est très lumineux puisque les volets sont ouverts sur un paysage montagneux.

Je garderais les disques, et toi l'électrophone, le préfaces des livres, je te laisse les fins, je prends les annuaires, et toi le téléphone, on a tout partagé, on partage à la fin.

Présent : JJ assis par terre sur une pile d'annuaires regarde les pochettes des disques. On prenant un disque sur le haut d'un tas, il fait tomber des feuilles arrachées de livres.

Passé : Le couple danse un slow à côté de l'électrophone. Les disques sont bien rangés sur une étagère à côté de livres. Le téléphone posé sur les annuaires est décroché.

Je prends le poisson rouge, tu gardes le bocal, à toi la grande table, à moi les quatre chaises, tout doit être bien clair et surtout bien égal, On partage les choses quand on partage plus les rêves.

Présent : Devant les volets fermés, JJ est affalé sur une chaise, il a posé ses pieds sur une autre. Le poisson tourne en rond (ou plutôt il essaie) dans son sachet oublié sur une troisième. Sur la quatrième est étalé un tas de photos. Il regarde les photos puis les lâche par terre.

Passé : Le couple est assis à la table. Le poisson bulle dans son aquarium au bout de la table. Ils regardent des catalogues de voyages. JJ est de face, dos à la fenêtre, il fait de grands gestes pour décrire quelque chose. La fille de profil le regarde en riant, ses cheveux cachent son visage.

Tu garderas tes X, et moi mas XY, tant pis, on saura pas c'que ça aurai donné, c'est sûrement mieux comme ça, c'est plus sage, plus correct, on saura jamais c'qu'en pensait l'intéressé(e ?).

Présent : JJ se décolle de sa chaise et va entrouvrir un volet. Il fait nuit dehors mais le jour ne va pas tarder, les montages deviennent bleues. Il appuie sa joue gauche contre l'autre volet et regarde l'obscurité par l'entrebâillement.

Passé : Le couple est assis par terre, ils regardent le coucher de soleil qui rend la neige sur les montagnes rose-orange. Elle tortille de ses longs doigts ses petits cheveux qui frisottent sur sa nuque. Il soulève ses cheveux pour poser un baisé entre la base du cou et la naissance de l'épaule. Elle enroule son bras autour de son coup et l'embrasse sur la bouche. Il la prend par la taille et l'allonge sur le sol... Et après c'est censuré !

Mais l'amour, tu peux tout le garderé, un soir, je te l'avais donné, et reprendre, c'est voler...

Présent : Il retourne vers sa chaise. Il saisit une grande photo, chausse ses lunettes et sort un stylo de sa poche. Il commence à griffonner nerveusement.

Passé : Elle traîne une lourde valise vers la porte. La lumière baisse dehors, ils ont allumé le grand lustre du plafond. Il la regarde partir l'air dépité et impuissant. Elle sort sur le palier, se retourne, lui fait un petit signe d'adieu puis referme la porte. Il s'avance vers la porte, se colle contre, il appuie ses mains grandes ouvertes et sa joue droite contre le bois. Il referme doucement ses doigts sur le vide en fermant les yeux.

...et reprendre, c'est voler.

Présent : Il glisse la photo dans une enveloppe. Par dessus son épaule, on le voit écrire sur l'enveloppe " Mon amour garde-le, il est à toi ". Il prend l'enveloppe, se lève et court vers la porte et sort en la claquant. Le jour s'est levé. 

Commentaires (2)

1. Thalie 18/09/2009

Waouh !!! C'est... ! Pff, y a pas d'mots ! Non mais, dîtes donc, les internautes, ramenez-vous et lisez ce qui précède, bon sang !!! Vous savez pas ce que vous loupez !!! C'est formidable : une description assez précise pour se représenter clairement la scène et pas trop lourde pour ne pas perdre l'essentiel des yeux : G-É-N-I-A-L ! Je veux qu'on le sache !!!
Claire O'Chocola : je peux t'envoyer un de mes textes sur une des chansons de Goldman ? Si ça te plait pas...snif...ben tant pis...snif... Mais si tu trouves ça chouette, tu le mettras sur ton site ? ! ! Hein, dis, dis ?

Merci d'avance, @ plus !
(16h09 24/03/05)

2. Nemie 13/10/2009

C'est pas une incitation au prosélytisme, ça (Thalie) ?

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